Grâce à son quaterback, auteur d'un match référence, Indianapolis a remporté lundi soir le choc de la neuvième journée, contre les
Patriots (41-20). Un succès qui place, si ce n'était pas encore totalement le cas, les Colts en grand favori pour le SuperBowl.
En clair, il a suffi d'une rencontre pour qu
'Indianapolis change de statut. L'équipe est passée, en une soirée, du rang de challenger à celui d'incontestable leader de la NFL, d'une formation simplement candidate à celui de team favori pour décrocher le trophée Vince Lombardi. Car si les Colts dominaient la Ligue depuis septembre, l'histoire de la franchise a souvent montré de cruelles défaillances face aux gros. Des défaillances qui, à chaque fois, leurs coûtaient une place en finale NFL. Mais ce lundi, emmenés par un Peyton Manning réglé à l'horloge, les Colts ont surclassé les Patriots de New England (41-20), un adversaire qu'ils n'arrivaient jamais à battre. Ce succès signifie beaucoup pour les hommes de Tony Dungy. Désormais, Indianapolis est conscient de ses possibilités, de sa marche en avant. Depuis l'an dernier, c'est évident, ils ont franchi un pallier. Et leur progression, pour être claire et véridique, trouvera comme point de chute le prochain SuperBowl. Logique.
Manning dompte la défense adverse
«Pistol Peyte» a bien mérité son surnom. Auteur de trois passes de touchdowns, de 321 yards au total, le quaterback des Colts a lancé sur de bons rails les siens lundi soir. Bien aidé, c'est vrai, par Edgerrin James (104 yards à la course), Marvin Harrison et Reggie Wayne (plus de 100 yards à la réception à eux deux), le distilleur de ballons d'Indianapolis a mené à la perfection ses attaques. C'est la première fois, en sept confrontations, que les Colts viennent à bout des champions en titre. Tom Brady et Bill Belichick sont donc rentrés aux vestiaires la tête bien secouée. Le quaterback des «Pats», (265 yards) n'a pas pour autant fait un non-match, et c'est donc dire si le tout s'est joué sur la formidable ligne offensive des Colts.
Au-delà du «Monday Night Football», tous les «costauds» de l'AFC se sont imposés. Cincinnati et Pittsburgh sans «Big Ben», ont respectivement balayé Baltimore (21-9) et Green Bay (20-10). Denver ne jouait pas, mais Kansas City, avec l'éternel Dick Vermeil à sa baguette, a dominé Oakland (23-7). Larry Johnson, le running-back de l'équipe, a inscrit le touchdown victorieux à la dernière seconde du match. Jacksonville, de son côté, a décroché son cinquième succès de la saison (pour trois revers) contre Houston (21-14). Enfin, comment ne pas passer à côté de l'exploit individuel du week-end, les quatre touchdowns de Ladainian Tomlinson, le coureur des Chargers de San Diego. Grâce notamment à sa performance, sa formation s'est imposée contre les Jets (31-26).
Les Eagles à terre, de nouveau
Après huit journées, un constat s'impose, la NFC reprend des couleurs cette année. Assez pauvre en jeu et en suspense la saison dernière, la «bad Conference» a retrouvé de sa superbe depuis septembre. Deux Divisions promettent déjà un joli duel pour les play-offs. La première d'entre-elles, la Division Est, s'annonce d'une incertitude la plus totale. Les quatre équipes sont encore dans le coup. Des Giants de New York, premiers (six gains pour deux revers), à Philadelphie, dernier avec quatre victoires et quatre défaites, rien n'est joué, et chaque squad peut encore prétendre aux play-offs. Ce dimanche, à Washington, les Eagles ont de nouveau perdu (17-20). Ils concèdent une deuxième défaite de suite, et plongent donc à l'ultime marche du groupe. Rien de très bon pour Philadelphie, tiraillé par des querelles internes entre McNabb et Owens, voire même dans l'ensemble du groupe.
Deuxième poule à suspense, la Division Sud, où entre Atlanta, Carolina et Tampa Bay, tout reste ouvert. Ce dimanche, Atlanta a battu Miami (17-10), alors que Carolina a remporté le choc contre Tampa bay (34-14). Les trois formations sont au coude à coude, et les huit prochaines manches avant la fin de la saison sont autant de confrontations directes, où le moindre faux pas peut coûter très cher. Dans les Divisions Ouest et Nord, Seattle et Chicago continuent leur parcours de feu. Les deux escouades restent sur quatre gains consécutifs. Deux vraies sensations de la saison, pas forcément annoncées parmi les favorites du championnat, mais candidates à de beaux exploits, encore jusqu'aux play-offs.
Les résultats de la 9e journée :
Carolina - Tampa Bay 34-14
Atlanta - Miami 17-10
Kansas City - Oakland 27-23
Jacksonville - Houston 21-14
Cleveland - Tennessee 20-14
Cincinnati - Baltimore 21-9
San Diego - N.Y. Jets 31-26
Minnesota - Detroit 27-14
N.Y. Giants - San Francisco 24-6
Seattle - Arizona 33-19
Chicago - Nouvelle-Orléans 20-17
Indianapolis - New England 41-20
Les classements:
AFC
AFC Est
New England 4V 4D
Buffalo 3V 5D
Miami 3V 5D
N.Y. Jets 2V 6D
AFC Nord
Cincinnati 7V 2D
Pittsburgh 6V 2D
Cleveland 3V 5D
Baltimore 2V 6D
AFC Sud
Indianapolis 8V 0D
Jacksonville 5V 3D
Tennessee 2V 7D
Houston 1V 7D
AFC Ouest
Denver 6V 2D
Kansas City 5V 3D
San Diego 5V 4D
Oakland 3V 5D
NFC
NFC Est:
N.Y. Giants 6V 2D
Dallas 5V 3D
Washington 5V 3D
Philadelphia 4V 4D
NFC Nord
Chicago 5V 3D
Detroit 3V 5D
Minnesota 3V 5D
Green Bay 1V 7D
NFC Sud
Atlanta 6V 2D
Carolina 6V 2D
Tampa Bay 5V 3D
New Orleans 2V 7D
NFC Ouest
Seattle 6V 2D
St. Louis 4V 4D
Arizona 2V 6D
San Francisco 2V 7D
Stats:
QB:
Donovan McNabb (Philadelphia) 2338y
Tom Brady (New England) 2285
Carson Palmer (Cincinnati) 2285
Drew Brees (San Diego) 2099
Brett Favre (Green bay) 2064
RB:
Shaun Alexander (Seattle) 949y
Edgerrin James (Indianapolis) 905
LaDainian Tomlinson (San Diego) 835
Warrick Dunn (Atlanta) 820
Willis McGahee (Buffalo) 790
WR:
Steve Smith (Carolina) 903y
Santana Moss (Washington) 856
Chad Johnson (Cincinnati) 808
Terrell Owens (Philadelphia) 763
Joey Galloway (Tampa Bay) 731